Saint Mandrier sur mer

Histoire

Histoire de la presqu’île de Saint Mandrier sur mer

L’histoire de Saint-Mandrier à toujours été étroitement liée à sa situation géographique.

La anse naturelle du creux Saint-Georges est un abris idéal pour protéger les embarcations des tempêtes de mistral ou de vent d’est.

Il n’est donc pas exclu que Saint-Mandrier  ait pu servir de refuge aux petits navires marchands phocéens qui commerçaient entre les différents comptoirs le long de la côte.

Aujourd’hui on sait que la route maritime d’Olbia à Tauroeis passait bien par la rade de Toulon. Saint-Mandrier était alors une île.

On aurait retrouvé les premières traces de vie sur la presqu’île avec les ruines d’un point d’eau.

Dans les chroniques d’Emon, les historiographes ont confirmé qu’il n’y avait pas eu beaucoup d’activité humaine sur l’île. Seuls deux bâtiments à peine auraient été construits. Les traces d’une chapelles ont en effet été retrouvées en 1867. Au 10eme, 11eme siècle, un prieuré a été construit. Ce bâtiment aurait été consacré au culte de Saint Mandrier qui donnera plus tard son nom à ce morceau de terre.

Vue aérienne du village de Saint Mandrier

Vue aérienne du village de Saint Mandrier

La tradition affirme que deux soldats Wisigoths ou Ostrogoths, Flavius et Mandrianus se seraient convertis au christianisme et auraient déserté avant de trouver refuge à Saint-Mandrier, autrefois appelé l’île de Cepet. Ils auraient eu des vies d’ermites et seraient morts en Saints. Ces légendes seraient basée sur les les manuscrits d’Honoré Aycard 7,

Isnard 8 et Denans 9. Les sources de ces récits ne sont pas fiables et trop contradictoires pour être confirmées.

Durant des siècles, la presqu’île n’a pas eu de nom précis et reconnu. On l’appelait Saint-Mandrier ou l’Isle de Sepet puis Cepet.

Petit à petit une langue de terre s’est formée entre le continent et la petite île. A partir du milieu du 17ème siècle, l’île qui n’en était plus une pouvait être rejointe à pied.

Saint Mandrier avait été donné en cadeau à la commune de la Seyne sur mer.

La presqu’île a tout d’abord été choisie pour abriter un lazaret pour accueillir les bateaux placés en quarantaine après leurs séjours en terre inconnues. Le lazaret était alors accompagné d’une infirmerie royale appelée l’infirmerie Saint-Louis.

Cette infirmerie sera remplacée quelque siècle plus tard, au milieu du 19ème par l’hôpital maritime Saint-Mandrier qui est toujours présent sur la presqu’île.

Par la suite, en 1916, Saint Mandrier sur mer fut choisie pour accueillir un centre d’aviation, la BAN. L’anse du creux Saint-Georges était alors utilisée pour la mise à l’eau des hydravions.

Plage de la Coudoulière à  Saint Mandrier sur mer

Plage de la Coudoulière à Saint Mandrier sur mer

A la fin de la guerre, le centre de Saint Mandrier a été fermé et les hommes remis au service général.

Saint-Mandrier était pourtant un emplacement idéal pour une base d’aviation, car dans la rade de Toulon et protégée par des collines.